Abbaye2A

Des visites guidées de l'abbaye et de l'église peuvent être organisées sur rendez-vous :

bertrand26790@orange.fr

Bertrand Josette tel : 04 75 04 82 54

L'abbaye cistercienne : Notre Dame du Bosquet


La date exacte de fondation de l'abbaye est mal connue, la construction a sûrement été entreprise vers la fin du 12ème siècle lors du veuvage de Thiburge II d'Orange.

Vers 1200, c'est « l' abbesse Rixende » qui est en charge de ce lieu, ce qui veut dire qu'il a été transformé en abbaye.

Ce lieu désigné sous le nom de « Bosquetum » ou « Bosquetta » (un bosquet, un lieu planté d'arbres) s'appellera donc tout naturellement Notre Dame du Bosquet.

Selon une légende, ce serait pendant l' abbatiat de Rixende que les moniales auraient été sauvées par les abeilles jetées sur leurs assaillants, lesquels auraient fui sous la piqûre de leurs dards....

La famille des BAUX,(proche parente par mariages avec les familles des ADHEMAR DE MONTEIL, puis des ADHEMAR DE GRIGNAN) est très présente dans la direction de notre abbaye, et très zélée quant à sa protection.

Notons  que d'après un Arbre Généalogique établi en 1776 pour le Roy de France, ND du Bosquet serait une fille de MORIMOND (abbaye cistercienne dans la Haute Marne), elle même quatrième fille de CITEAUX .

La vie religieuse de notre abbaye ne durera pas plus de 200 ans. La grande peste de 1348, la guerre de 100 ans, le Grand Schisme en tarissant la source des vocations religieuses avaient empêché l'engagement de jeunes cisterciennes.

Depuis l'installation des papes en Comtat Venaissin, Julien de la Rovère, convoite notre abbaye et projette d'y installer un collège. De longues procédures s'engagent entre la papauté et les prieurs d'Aiguebelle, au terme desquelles Bouchet deviendra une annexe du collège du Roure d'Avignon. à ce moment-là notre vieille abbaye prendra le nom de « Collège ».

En 1443 Jean d’Ure, abbé d'Aiguebelle décide d'installer des laïcs à Bouchet et par bail emphytéotique, loue à trois familles venues de ST FLOUR ( Barthélémy MELLET, Guillaume ACHAMP, Jean JAYET) les territoires de Bouchet, les bâtiments existants et l'abbaye à charge pour eux « d'entretenir » le dortoir et de le laisser à la disposition des religieux lors de leur venue à Bouchet.

En 1835, après la célèbre « révolte des canuts » une famille de soyeux lyonnais, la famille FABRE cherchant à s'éloigner de ces foyers de rébellion pour trouver une main d’œuvre plus apaisée achète le bâtiment, pour y installer une usine de textile, usine qui sera cédée quelques années plus tard à la famille MAYOR . C'est lors d'un agrandissement de cette usine qui fonctionnait fort bien, qu'une partie du vieux village (dont le beffroi) sera démolie pour faire place à une construction neuve, adossée au mur de l'abbaye , cet atelier de moulinage fonctionnera jusqu'en 1971.

Après la fermeture de l'usine, Le Cellier des Dauphins (groupement de caves coopératives viticoles) en devient propriétaire. Les bâtiments seront restaurés, le réfectoire recevra des fûts de chêne adaptés au vieillissement du vin, le DORMIDOU deviendra une salle de réception à l'usage des Commanderies et des fêtes bachiques, un magnifique vitrail mettra à l'honneur St Vincent, patron des Vignerons .

Ce n'est qu'en 2005 que la commune deviendra propriétaire de ce patrimoine au destin oh combien chargé d'histoires.........................

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L'église

Construite vraisemblablement au cours du 12ème siècle en même temps que l'abbaye, notre église est de construction romane à nef unique, édifiée avec des pierres de nos carrières des Esparans. Elle mesurait primitivement 30 m de long, la hauteur de voûte étant de 10 m 60.

 A l'extérieur, les corbeaux de la corniche présentent un décor géométrique assez remarquable et au Sud, on devine bien la construction d'une galerie sur l'arcade permettant la communication entre la tribune de la nef et le dortoir des moniales.

Déjà endommagée lors d'importantes crues en 1400 et 1403, l'église a été profondément modifiée au 17ème siècle. La première travée a été détruite en 1633, suite aux dommages provoqués en 1562, par le Baron des Adrets en guerre contre le Comte de Suze, elle n'a, par manque de moyens, jamais été reconstruite.

Le « clocher-mur ou clocher-peigne », assez typique des clochers trilobés des cisterciens, a sûrement été reconstruit au 18ème siècle en matériau calcaire blanc ne ressemblant nullement au matériau de construction de l'abbaye.

A remarquer dans l'église :

  • La pierre tombale du Bienheureux Bertrand des Garrigues.
  • Une vierge à l'enfant en pierre peinte du 16ème siècle. (cette vierge couronnée , a peut être été     amenée ici par les auvergnats arrivés de St Flour au 15ème siècle).
  • Sur la porte des fonds baptismaux, une peinture sur toile clouée datant du 17ème siècle.
  • Le vitrail ND DU BOSQUET, restauré certainement au cours du 19ème siècle.
  • Un autel en bois sculpté polychrome, avec monogramme de la vierge, datant du 18ème siècle et  provenant de la chapelle St Sébastien,
  • Un St Sébastien en bois d'olivier datant de la fin du 17ème ou début du 18ème siècle.
  • Un tableau représentant la Vierge et l'Enfant, entre St Roch et St Sébastien datant du 18ème siècle
  • Un tableau représentant l'Assomption de la Vierge entre St Roch et St Sébastien datant du 19ème siècle.
  • Une tapisserie représentant le Martyre de St Sébastien, datant du début du 20ème siècle.

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Bertrand de Garrigues

Selon certains historiens, Bertrand serait né à Bouchet aux quartiers des Garrigues, d'un père métayer au domaine des « Bertrand ».

Plus vraisemblablement Bertrand serait originaire de Garrigues près de Nîmes et se serait engagé auprès de Saint Dominique pour convertir les Cathares.

En 1230, après avoir traversé le Comtat Venaissin, il vient prêcher à Bouchet pour « animer » nos saintes religieuses et les encourager à remplir dignement leur vocation. Il tombe malade et termine son apostolat le 18 avril de la même année dans une cellule de l'abbaye.

On rapporte que les cisterciennes de Bouchet firent enterrer le corps de Bertrand dans le cimetière conventuel.

« Quelques années après sa mort, on leva de terre le saint corps de Frère Bertrand qui fut trouvé entier et sans corruption aucune. On décida donc que Bertrand était un Saint..... »

Nos moniales s'agenouillèrent devant son tombeau et par son intercession obtinrent des grâces et des faveurs singulières. Le bruit de ses bienfaits se répand au loin et l'on observe une foule de personnes de toute condition, accourir à l'abbaye et mettre leurs familles sous la protection du Bienheureux.

Le culte de Saint Bertrand donna pendant près de deux siècles une magnificence et une certaine aura à notre abbaye où l'on venait de tous les coins du Comtat et même du Dauphiné pour prier sur sa tombe.

Après l'abandon de l'abbaye en 1413, les Frères Dominicains d'Orange souhaitèrent transférer le tombeau. L'abbé d'Aiguebelle, légitime possesseur de ND du Bosquet et du corps de Bertrand s'y opposat fermement.

Et c'est ainsi « qu'avec la complaisance d'un serviteur infidèle, une nuit, ils raviront le corps de Bertrand et après avoir recouvert le cénotaphe de sa pierre tombale, traversant les eaux tumultueuses de l'Hérin, ils s'enfoncèrent dans l'immense forêt d'yeuses qui ombrage la verdoyante plaine autour du Bosquet et déposèrent au petit matin notre bienheureux dans une chapelle de l'église Saint Martin d'Orange »

En 1561, des hérétiques commirent d'importants forfaits dans la ville d'Orange, les églises furent transformées en temple, le corps de Bertrand livré au flammes.....

En 1870, l'évêque de Valence, Monseigneur GUELETTE, donna, dans son diocèse son approbation au culte de Bertrand.

Le Pape Léon XIII autorisa en 1881, l'office en l'honneur de Bertrand, le 6 septembre comme date de fête du Bienheureux.

En 1881, suite au déblaiement du cimetière et de son transfert à l'extérieur du village, la pierre tombale de Bertrand sera transférée à l'intérieur de l'église. Le curé de la paroisse demande qu'une nouvelle croix soit placée sur l'emplacement du lieu de sépulture de Bertrand.

S'il ne fut pas canonisé mais seulement Bienheureux, pour les Bousquetains, Bertrand est un saint, comme en témoigne le nom de la place qui reçut sa sépulture.

Laissé sans entretien pendant de nombreuses années, le monument a été restauré en 2013 par l'Association Bousquetaine Culturelle et c'est ainsi que le socle a été redressé, la colonne et la croix en fer forgé ont été changées.

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La Chapelle St Sébastien et les Pénitents


Le village de Bouchet ayant été épargné par les différentes épidémies de peste, il semblerait que ce fût en actions de grâce que les habitants décidèrent d'ériger cette chapelle pour honorer la Vierge et St Sébastien. Les pierres ayant servi à la construction de la chapelle proviennent en grande partie des restes de la chapelle St André de Barbaras qui avait été démantelée quelques années plus tôt et détruite lors des ravages causés par les »Routiers » des grandes compagnies au 14ème siècle.

C'est en 1746, qu'un prélat de Saint Paul Trois Châteaux, en visite dans son diocèse et sous la pression de la confrérie de St Sébastien, autorisa la création, à Bouchet, d'une confrérie de Pénitents Blancs. Ce culte devait perdurer jusqu’au début du 20ème siècle (années 1935-1940).

ST SEBASTIEN était un centurion, capitaine de la garde prétorienne de l'Empereur DIOCLETIEN (III siècle) . Cet empereur découvrant qu'il était chrétien le fit exécuter en le transperçant de flèches.

St Sébastien patron des archers est également invoqué pour lutter contre la peste.

La chapelle a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 4 octobre 1972, puis complètement désaffectée. Non entretenu et ayant subi les outrages du temps, ce bâtiment sera fermé au public pendant de nombreuses années avant qu'un projet de destruction ne soit envisagé par la commune (délibération du conseil municipal de 1971).

En 2005 elle réintégrera le patrimoine municipal et sera utilisée comme lieu de manifestations culturelles.

Et c'était quoi les pénitents.....

Les confrères de St Sébastien devront prendre l'habit des pénitents blancs. Ils chanteront les offices et ne s'assembleront dans l'église paroissiale qu'à des heures où ils ne dérangeront pas les exercices. Ils ne feront aucune procession que conjointement avec leur paroisse et sous la croix d'icelle.

* Qualité des personnes souhaitant entrer dans la confrérie :

  • Le prétendant devra assister à la messe tous les dimanches et fêtes pendant trois mois avant d'être reçu aux offices qui se chantent dans la chapelle St Sébastien.
  • Le prétendant devra avoir eu l'agrément de monsieur le curé et du recteur de la confrérie.
  • Ne pourront être prétendants, les personnes qui par leur inconduite passée se seront fait une mauvaise réputation à moins que depuis longtemps elles aient changé de conduite et que leur vie soit plus exemplaire.
  • De même, les jureurs, les ivrognes, les ravageurs de campagne, et tous ceux qui sont sujet à quelques vices qui excluent le royaume du Ciel, seront refusés.
  • Mais on s'empressera de recevoir les personnes de piété, celles qui fréquentent les sacrements et qui sont prêtes à toutes sortes de bonnes œuvres.

* Obligations des Confrères :

  • Les confrères assisteront dimanches et fêtes aux offices à l'heure indiquée, revêtus de leurs habits de pénitents.
  • En entrant dans le chœur, ils feront une profonde révérence à l'autel, et ensuite salueront les recteurs et vice-recteurs s'ils sont à leur place.
  • Tous les pénitents seront obligés d'obéir au recteur, vice-recteur et à leur supérieur ecclésiastique.
  • Le jour de leur réception, ils se confesseront et communieront, ensuite ils paieront au trésorier 48 sols pour leur droit de confrérie.
  • Ils paieront tous les ans à Notre Dame d'Aout ou dans la quinzaine qui suit, leur cote et leur temporel qui s'élèvent à 4 sols.
  • Le produit des bassins, des réceptions, des quêtes de blés et en argent, enfin leur temporel seront employés pour le luminaire, l'entretien, la décoration et l'ornement de la chapelle, ce qui restera servira à faire prier pour l'église, la conservation des hérétiques, le retour des pêcheurs, la prospérité des confrères, la délivrance et le soulagement des confrères décédés.
  • Dès qu'un confrère sera décédé, tous les pénitents seront obligés de le garder deux par deux, dans leur chapelle et récitant l'office des morts. Ils s'assembleront tous une heure avec l'enterrement dans la chapelle pour y réciter un nocturne, et les laudes de l'office des morts, puis accompagneront le corps à la sépulture.
  • Le corps inhumé, et les prêtres retirés, les pénitents entoureront la fosse, chanteront à genoux le "languentibus," puis le recteur dira l'oraison.
  • Tous les pénitents seront obligés de dire pour le défunt ou la défunte, les sept psaumes de la Pénitence, pour ceux qui savent lire et ceux qui ne savent pas lire, diront trois chapelets.
  • Les confrères se rendront en habit lors des fêtes principales de l'année : à savoir, la fête des Rois, de Pâques, de Pentecôte, de la Fête Dieu, le dimanche de l'octave, le jeudi de l'octave, la fête de l'Assomption, la fête de tous les saints, le jour de la commémoration des morts, la fête de la paroisse, et généralement toutes les fois qu'ils seront requis pour quelque fonction.
  • La veille du Noël, ils devront chanter leurs offices à la paroisse à 10 heures du soir, puis chanteront la messe de minuit et tous les autres offices le lendemain.
  • Les pénitents fourniront les cierges en alternative, une année monsieur le curé, une année les pénitents.


* Avantages de la Confrérie

  • En entrant dans la confrérie, on est d'une manière particulière, sous la protection de la très Sainte Vierge et du glorieux Saint Sébastien.
  • LES OFFICIERS : il y aura dans la confrérie un recteur, un vice recteur, un trésorier, deux maîtres de cérémonie, deux maîtres de cœur, six conseillers, deux sacristains, deux infirmiers, deux portiers, le nombre de choristes ne seront point fixé, il ne peut trop y en avoir soit pour chanter les offices divins, soit pour les processions.
  • Le RECTEUR sera nommé, pour un an, en présence du curé de Bouchet, le dimanche dans l'octave de l'Assomption de la Sainte Vierge, en présence de tous les confrères chacun donnant son suffrage à celui qui sera le plus digne du rectorat.
  • Le TRESORIER aura en dépôt tous les revenus et produits de la confrérie.
  • Les MAITRES DE CEREMONIE veilleront soigneusement sur tout ce qui regarde les offices, processions et réceptions. C'est à eux de donner les leçons, d'accompagner de leur bâtons de cérémonie, les principales fêtes de l'année. Ils instruiront les novices.
  • LES MAÏTRES DE CHŒUR auront soin que les psaumes se chantent chacun à leur place. Ils avertiront à l'oreille ou en donnant un coup sur le dos du livre, ceux qui ne s'accordent pas dans le chœur. Ils prévoiront et assisteront à l'office et toutes les fêtes principales de l'année, ils auront à la main le bâton de cérémonie, marcheront à la tête du premier chœur, et entonneront les hymnes.
  • LES CHORISTES s'instruiront de tout ce qui regarde l'office, apprendront le chant grégorien, et ceux qui ne le sauront pas auront soin de ne jamais devancer les autres, mais de les suivre pour ne pas faire de cacophonies.
  • LES CONSEILLERS se rendront à la chapelle toutes les fois qu'ils en seront priés par le recteur. Ils délibéreront sur tout ce qui regarde l'intérêt de la confrérie, l'entretien de la chapelle, les réparations, l'emploi des revenus.
  • LES SACRISTAINS seront charger des quêtes, de la décoration des autels, de sonner les offices, les enterrements, les processions, devront allumer les cierges, avoir soin des ornements. Ils tiendront la porte de la chapelle ouverte les fêtes et dimanches de l'année depuis le soleil levé jusqu'au soleil couché, ils sonneront les offices aux heures indiquées. Ils achèteront les cierges, feront les quêtes du blé et autres, feront blanchir et raccommoder le linge de la sacristie lorsqu'il en aura besoin. Ils se procureront du feu pour les encensements qui se font aux grandes messes, bénédictions,bénédictus, magnificat et autres. Ils auront soin que l'église soit toujours propre, les bans nettoyés et que les bénitiers se soient jamais sans eau bénite.
  • LES INFIRMIERS sont établis pour exercer les œuvres de miséricorde et de charité envers les pénitents qui sont malades. Ils les visiteront, les consoleront dans leur peine et leur porteront les secours dont ils auront besoin. Ils avertiront le recteur de faire prier Dieu pour leur soulagement et leur guérison. Lorsqu'un confrère sera mort, ils devront l'annoncer au recteur et tous les confrères, et à ceux qui doivent garder le corps dans le vestibule de la chapelle pendant la nuit et le jour.
  • LES PORTIERS doivent marcher les premiers avec un bâton de cérémonie et se tenir pendant les offices près de la porte afin d'empêcher les animaux d'y entrer, et les enfants ou tout autre d'y faire du bruit, pendant la récitation des offices, ou les célébrations de nos augustes ministères. Ils prieront les personnes qui rient, parlent dans l'église d'en sortir pour ne pas scandaliser les fidèles ou embarrasser les pénitents dans leurs exercices. Enfin lorsqu'il y aura une procession extraordinaire se sont eux qui sont chargés d'avertir les confrères de s'y rendre.

Cette étude a été réalisée par Mme Hernandez. Professeur d'Histoire


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Les Fontaines


Le bassin dit "DE LA MAIRIE" auquel on accède en descendant six marches, est abrité par le bâtiment de la mairie. Il est desservi par une fontaine qu'alimentent les eaux de source de Font Peyrolles. Construit à usage de lavoir, en pierre grise des Esparants, au cours de l'année 1831, il fut restauré par l'entrepreneur local Durand, qui recouvrit le sol de dalles de pierres.

La FONTAINE DE L'ABBAYE, place de l'abbaye, sommairement abritée des intempéries par une rangée de tuiles romanes, fut bâtie en 1976. Le canon en pierre creusée accentue son caractère rustique. Le fût et le bassin rectangulaire sont en pierres apparentes simplement jointées qui s'harmonisent aisément aux vieilles pierres des murailles de l'église. Il s'agit certainement de la fontaine aux trois « bourneaux » qui était adossée au pied de l'abbaye.

La fontaine dite "DU MAIRE" occupe le nord de la place St Bertrand, lieu de l'ancien cimetière, deux piliers en pierre de taille en supportent le couvert. Ces pierres proviennent d'une carrière de Baume, ont coûté pour l'achat et le transport 96, 50 francs, les couverts, le boisage et les tuiles 80 francs, la main d’œuvre 100 francs, soit 276, 50 francs selon un devis du mois de mai 1830, approuvé par le Préfet de la Drôme, le 1er décembre 1830.

Enfin, dans la campagne, au lieu dit des Fontaines, La GRAND FONTAINE alimentée par des eaux de résurgence de la nappe phréatique, sûrement construite dans le courant du 18ème siècle, servait de bassins pour les « lavandières » qui en firent un lieu de rencontres et d'échanges. Elle sera utilisée pratiquement jusqu'au début des années 2000.


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Les oratoires

Bouchet compte deux oratoires où les gens venaient prier pour invoquer la protection divine.

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Plaques de cocher


Ces plaques en fonte étaient soit directionnelles soit d'identité communale, placées pour être facilement visibles par les cochers, installées à l'initiative de Napoléon III

Les plaques directionnelles qui existent partout en France. On peut y lire, dans l’ordre, le nom et la classification du chemin, ainsi que le nom de la commune où elles sont placées, ensuite figurent les noms des villages que le voyageur rencontrera en poursuivant ce chemin. A l’aide de flèches on indique les directions et les distances précises.

Les plaques d’identité communale, qui sont propres à la Drôme, et presque uniques en France, sur lesquelles figurent, dans l’ordre : le département, la commune, le chef-lieu de canton, le chef-lieu d’arrondissement (sous-préfecture) et le chef-lieu du département (préfecture) ; avec les distances qui séparent la commune de ces trois chefs-lieux, mais sans indication de direction.

Source : Alexandre Costantini

http://plaques.de.cochers.pagesperso-orange.fr

Plaque

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